10 000 de Roland Emmerich
Roland Emmerich rénove les papiers peints de Stargate en y rajoutant décors somptueux et numériques flamboyants dans des vues frisant parfois l’esprit Ushuaia.
Ce que Stargate a entamé 10 000 BC le poursuit brillamment en respectant l’ensoleillement et le sable d’une œuvre antérieure ayant permis à l’homme de percevoir un premier contact avec sa propre destinée en brisant à l’aide d’une refonte d’esprit la domination de faux Dieux.
Le siècle des lumières fait une apparition anachronique en ces temps reculés ou l’homme croule sous les superstitions et les prophéties.
C’est l’heure de la révolte sous fond d’élaboration de Pyramides rabaissant encore plus des consciences sans raisonnements manipulées par de fausses divinités cachées sous les voiles.
Roland Emmerich nous a habitué à des contenus plus aérés que prises de têtes « 10 000» n’échappe pas à l’architecture d’un concept de divertissement remarquablement maîtrisé, diamanté d’effets spéciaux spectaculaires à couper le souffle.
Les scènes de Pyramides sont extraordinaires, Une chasse au Mammouth par son réaliste défie une virtualité technologique. La vision de telles images parait incroyable. Comment peut-on réaliser de pareilles choses ? Un contexte fabriqué numériquement adopte par sa perfection le statut de situation véridique. On s’y croirait.
Le tout se délecte sans ennui si l’on ne cogite pas sur le basic d’un récit éprouvé, enfantin. L’intérêt s’entretient par la contemplation de ces contrées sans fins vues du ciel, foulées par l’homme et la bête minuscules grains de sable tentant de conquérir leurs libertés sur des sites surchauffés ou la domination n’est qu’une ombre architecturale gigantesque écrasant par sa hauteur toute envie de s’éveiller.
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