Borat de Larry Charles
Le Kazakhstan dont les outrances exportées se déchaînent de villes en villes implose sur le territoire de l’oncle Sam.
Au supplice ou au-delà d’un étonnement chaque module étudié active en relation avec le conditionnel de sa psychologie sanctions ou tolérances devant des comportements de brousses.
Borat anobli d’une naïveté d’école découvre en pétoire agonisante le gay, la secte, le rodéo, le sénateur, le présentateur de J.T, la prostituée et la racaille en essayant à chaque rencontre d’assimiler des tonnes d’informations nouvelles en offrant en retour une misogynie légendaire et des attributs hors normes.
Le choc frontal de deux principaux acquis terrestres à l’état brut. La viande en sauce fait connaissance avec l’excrément en sac plastique. Une association temporaire entre la contrainte du politiquement correct et la pierre brute, chacun conservant ses marques tout en étant curieux de l’autre.
Borat est moustachu, couillu à deux doigts d’une physionomie peu appréciée par les temps qui courent. Transportant dans ses malles un comportement douteux la visite de certains lieux est à risques. Pugilat hôtelier, nudité exhibitionniste et magasin dévasté sont au programme de cette odyssée initiatique à l’intérieur d’une terre immense ou chaque concept existentiel est différent d’états en états.
On quitte Jésus pour la main au panier ceci d’une contrée à l’autre. Les extravagances de Borat sincères et honnètes restent identiques. Le tout s’égrène dans un chapelet cocasse ou l’initié de bonne volonté se heurte parfois à l’incompréhension en mimant la gestuelle et la locution d’une couche sociale locale étudiée.
Les emblèmes d’une société Américaine paralysée par ses institutions sont mises à sac par un individu sans garde fou livrant sur site un naturel ancestral. Borat à l’inverse d’un voile puritain montre un shema sans retenu, Un avide de découvertes est lâché en pleine nature dans un relationnel de groupes conditionnés par le culte de l'idole.
Tout en sombrant dans la dépendance médiatique Borat dénonce par la mimésis d'un sujet exploré les dangers d'une récupération
sclérosée par la paranoia et les icônes artificielles.
Surtout ne ratez pas le début du film et la présentation du village de Borat. Ca vaut le détour
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