Morocco Coeurs brulés de Josef Von Sternberg
Marlène n’a rarement été aussi belle que dans ce film ou Gary Cooper n'en finit pas de se déplier et de raser de la pointe de ses cheveux sous nos regards effrayés le haut des chambranles.
Ah il l'aime Josef sa belle et il le montre en lui offrant le secret des dominations et des dépendances gravitationnelles entre hommes et femmes.
Une virilité féminine s'affirme sous un chapeau claque choisissant ses futures proies dans une froideur presque indélébile.
La sublime malgré ses crises de dominances est touchée par Eros parachutant son propre clone, un légionnaire sans repères durables préférant les frivolités de la taverne et l'indécis des combats au repos du guerrier.
En entretenant perpetuellement une liberté la belle montre soudain un besoin de soumission inassouvi en contemplant chez l'autre les inconvénients de son propre reflet.
La belle se voit au miroir, devient blessée en visualisant ses propres concepts d'indifférences, elle subit à son tour les leçons de tous les désagréments d'un désintérêt.
La froideur des sentiments se renvoie sa propre image.
Pas grand-chose d'autre à dire sur ce film daté sauf la prestigieuse scène finale montrant une convertie se soumettant pieds nus au devenir de son homme en le suivant au pas sur la braise d'un sable lumineux dans des roulements de tambours sans musiques. Quel final !
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