Vous l'avez demandé (merci pabelbaba :wink: ), le voici: un topic flambant neuf consacré aux images qui bougent pas et aux sous-titres qui prennent tout l'écran.
En clair: vos avis et tuyaux sur la littérature japonaise, chinoise, etc., y compris les mangas, avec si possible (quand même) un lien avec le septième art. Qu'il s'agisse de bouquins consacrés au cinéma asiatique, écrits par un réalisateur ou de livres/mangas adaptés au cinéma/en anime.
consacré aux images qui bougent pas et aux sous-titres qui prennent tout l'écran.
oulala, ça doit être chiant 8O
sinon, un petit peu à l'attention de equinsu qui semble se lancer corps et âme dans le cinéma japonais, je commande en première intension le cinema japonais de max tessier. une introduction qui se lit vite, pas toujours très complette, mais qui donne une première base pour attaquer la suite, comme par exemple le cinéma japonais (quelle originalité) de Donald Richie qui me semble parfait en seconde intention, avant bien sur, le double pavé de Tadao Sato le cinéma japonais (!!)
Je viens de commencer la découverte de la littérature japonaise avec Kawabata Pays de Neige et Mishima Portrait d'un Masque. Si quelqu'un de bien éclairé pouvait m'ouvrir davantage les portes de la perception en me conseillant 2/3 autres trucs indispensables ça m'aiderait à continuer.
Indispensable le double volume sur le cinéma japonais de Sato, d'autant plus si l'on a vu la rétrospective qui l'accompagne...
Pour répondre à Pabelbaba :
Dans la littérature de la période Meiji, LE grand classique reste Soseki... qui a une œuvre aussi foisonnante que merveilleuse.
Une référence que tout bon petit japonais connait : Miyazawa Kenji... en commençant par Les pieds nus de lumière, qui est mon recueil préféré.
Dans la veine du polar : Edogawa Rampo est un must, d'autant que son œuvre (fin des années 20 années 30 soit le début de Showa) est empreinte d'une très forte modernité... et a été en grande partie adaptée au cinéma.
Ensuite il y a une liste plus longue encore que le nombre d'archipel japonais...
Je reviendrai certainement faire un tour par ici quand j'aurais plus de temps (en aout peut être :mrgreensad: )... parler de Tezuka (d'abord) et d'autres mangaka ensuite... de Kafu le trop connu méconnu... et des adaptations littéraires par les japonais, qui semble être un sport national.
J'oubliais : edit donc : LE site de référence de la littérature japonaise traduite en Français : http://www.shunkin.net/
Je viens de commencer la découverte de la littérature japonaise avec Kawabata Pays de Neige et Mishima Portrait d'un Masque. Si quelqu'un de bien éclairé pouvait m'ouvrir davantage les portes de la perception en me conseillant 2/3 autres trucs indispensables ça m'aiderait à continuer.
Je ne suis pas particulièrement éclairé non plus, mais je peux te conseiller deux ou trois noms. Dans le contemporain, c'est original, Yôko Ogawa (par exemple Hotel Iris) et Haruki Murakami (commence peut-être par Après le tremblement de terre, qui est un recueil de nouvelles). Dans les classiques, j'aime beaucoup Akutagawa, dont les textes ont par ailleurs été adaptés au cinéma (et ailleurs) à de multiples reprises. Pour commencer, il existe un petit recueil de nouvelles dans la collection Folio 2 €, Rashômon et autres contes. Très bon deal.
Sinon, même si ce n'est pas exactement un auteur japonais, je ne peux que te conseiller ardemment de te procurer Kwaidan de Lafcadio Hearn, "aventurier" gréco-irlandais qui a été un des premiers "gaijins" à obtenir la nationalité japonaise, et qui a collecté et mis en forme les légendes japonaises. C'est une référence (y.c. au Japon) et ça apporte des clés précieuses à la compréhension de ce pays et de son cinéma. Le bouquin a d'ailleurs été adapté officiellement par Kobayashi (et officieusement par beaucoup d'autres). Le mieux, c'est encore de choper cette édition, Le Japon, chez Mercure de France, qui compile tous les textes de Hearn pour un prix fort modique.
Sinon, même si ce n'est pas exactement un auteur japonais, je ne peux que te conseiller ardemment de te procurer Kwaidan de Lafcadio Hearn, "aventurier" gréco-irlandais qui a été un des premiers "gaijins" à obtenir la nationalité japonaise, et qui a collecté et mis en forme les légendes japonaises. C'est une référence (y.c. au Japon) et ça apporte des clés précieuses à la compréhension de ce pays et de son cinéma. Le bouquin a d'ailleurs été adapté officiellement par Kobayashi (et officieusement par beaucoup d'autres). Le mieux, c'est encore de choper cette édition, Le Japon, chez Mercure de France, qui compile tous les textes de Hearn pour un prix fort modique.
Tiens oui en effet... et puis plus près de nous mais déjà si loin il y a les Chroniques japonaises de Nicolas Bouvier et sa version illustrée (en fait première édition) trouvable désormais à prix d'or : Japon aux édition rencontres en 1967...
Sans oublier les deux publications d'écrits posthumes sur le Japon : Le vide et le plein
et Le Japon de Nicolas Bouvier
J'aime la Suisse :wink:
Trouvé en librairie. J'ignorais que ça sortait. Ce bouquin compile une série d'entretiens de K. Kurosawa avec le critique Makoto Shinozaki. Le quatrième de couverture:
Citation:
Kiyoshi Kurosawa nous convie à un voyage cinéphilique au cours duquel les classiques du fantastique (Histoire de fantômes japonais, Vampyr, Le Moulin des supplices, La Nuit du loup-garou...) côtoient les films d'horreur phares de la modernité (Psychose, L'Étrangleur de Boston, Massacre à la tronçonneuse, La Nuit des morts-vivants, Les Dents de la mer, Halloween...), où les séries B en provenance des États-Unis ou d'Europe croisent les plus fameux récits de fantômes japonais. Au moins deux "effroyables histoires" s'entrelacent ici : une histoire de la peur à l'écran, anthologie dressée par l'un des maîtres du fantastique actuel, et le récit des émotions engendrées par ces mêmes films, qui trace en filigrane l'histoire d'une vie. Kurosawa lance des passerelles entre les mythologies, nourrit son imaginaire de l'imaginaire de l'Autre. Quel point commun y a-t-il entre la Gorgone et un kaidan, un fantôme nippon ? Pourquoi le Japon privilégie-t-il les revenants plutôt que les vampires ? Les mécaniques fatales se ressemblent-elles ? La dimension critique du cinéma d'horreur américain des années 1970 est-elle perceptible au pays d'Hiroshima ? Makoto Shinozaki révélant les scènes sous les scènes, Kurosawa livre même quelques secrets de sa fabrique des images. Démarche intime et passionnée, précieuse de la part d'un cinéaste s'effaçant derrière son œuvre.
Etant très fan de ce réalisateur, je suis intrigué. Je vous en dirai des nouvelles.
Trouvé en librairie. J'ignorais que ça sortait. Ce bouquin compile une série d'entretiens de K. Kurosawa avec le critique Makoto Shinozaki. Le quatrième de couverture:
Citation:
Kiyoshi Kurosawa nous convie à un voyage cinéphilique au cours duquel les classiques du fantastique (Histoire de fantômes japonais, Vampyr, Le Moulin des supplices, La Nuit du loup-garou...) côtoient les films d'horreur phares de la modernité (Psychose, L'Étrangleur de Boston, Massacre à la tronçonneuse, La Nuit des morts-vivants, Les Dents de la mer, Halloween...), où les séries B en provenance des États-Unis ou d'Europe croisent les plus fameux récits de fantômes japonais. Au moins deux "effroyables histoires" s'entrelacent ici : une histoire de la peur à l'écran, anthologie dressée par l'un des maîtres du fantastique actuel, et le récit des émotions engendrées par ces mêmes films, qui trace en filigrane l'histoire d'une vie. Kurosawa lance des passerelles entre les mythologies, nourrit son imaginaire de l'imaginaire de l'Autre. Quel point commun y a-t-il entre la Gorgone et un kaidan, un fantôme nippon ? Pourquoi le Japon privilégie-t-il les revenants plutôt que les vampires ? Les mécaniques fatales se ressemblent-elles ? La dimension critique du cinéma d'horreur américain des années 1970 est-elle perceptible au pays d'Hiroshima ? Makoto Shinozaki révélant les scènes sous les scènes, Kurosawa livre même quelques secrets de sa fabrique des images. Démarche intime et passionnée, précieuse de la part d'un cinéaste s'effaçant derrière son œuvre.
Etant très fan de ce réalisateur, je suis intrigué. Je vous en dirai des nouvelles.
Moi qui ne suis pas un fan absolu de ce Kurosawa (ni de l'autre d'ailleurs — et ce bien que Dodesukaden soit un de mes films fétiches —) c'est un livre qui semble indispensable.
Sorti (normalement) dans toutes les bonnes librairie fin mai 2008.